Du Grand n’importe quoi !


 

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source image: yvesnicolin.fr

La construction, mon ancien boulot, les artisans … tout ça c’est du grand n’importe quoi!

 

Nous avons fait construire il y a maintenant 3 ans, une maison à notre goût, en fonction de nos moyens, bref notre petit-chez-nous breton bien à nous! 

J’ai toujours entendu parler de malfaçons, d’entreprises du bâtiment qui font faillites pendant les travaux, toussa toussa…

J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, d’avoir trouvé un « bon » constructeur avec un commercial en or ! C’est après que ça s’est gâté.

Tout commence après la naissance de ma petite crevette. Ma santé n’était pas au top, et je sentais que mon patron (ex maintenant) était sur le point de me faire un coup de Trafalgar dès mon retour de congé mat. Il est de l’ancienne école, malade ou pas, handicapé ou pas, 40 de fièvre ou pas, tu viens quand même bosser !

Le bon petit soldat

Afficher l'image d'origineJ’ai été la parfaite petite assistante disant Amen à tout, sans vraiment rechigner. La perte de l’emploi se sentait à tout moment avec lui! Jusqu’au jour où je lui ai annoncé ma grossesse. A partir de ce moment là, et je pense, comme beaucoup d’autres futures mamans, ma relation avec lui a beaucoup changé.

D’une part, il n’était plus ma priorité. On peut comprendre, surtout quand on vous dit qu’6 mois le col est déjà ouvert et qu’il faut lever le pied ou une petite préma risque de pointer le bout de son nez. Le choix est vite fait…

J’ai toujours été honnête, un vrai livre ouvert.

Le jour où je suis partie en arrêt maladie pour m’occuper au mieux de ma fin de grossesse, tout était prêt pour qu’il ne soit pas trop embêté avec mon absence longue durée.

La remplaçante était là, bien formée, toujours prête pour la moindre bêtise et surtout ne voulait en faire qu’à sa tête. Frustration d’être formée par une nana beaucoup plus jeune qu’elle, elle me l’a bien fait comprendre, on a 30 ans d’écart, un vrai boulet!... Mais tant pis, ce sera entre elle et lui !

Plusieurs mois donc se passent avec tous les problèmes de santé que j’ai pu rencontrer par la suite (mon douloureux billet sur la naissance de ma puce).

Une décision à prendre

Je repars sur le chemin du travail après 9 mois d’absence. Beaucoup de choses ont changé. Les mentalités ne sont plus les mêmes. Mon poste (parce qu’avant l’arrivée de ma remplaçante, j’étais la seule salariée. J’ai tout monté toute seule), avait beaucoup changé.

Je me remets en mode CAMÉLÉON ! Je fonce, je reprends mes marques difficilement, puisqu’on m’en empêche. ça sent le roussi tout ça !

Je décide donc avec Papa Loulou de faire construire notre petit-chez-nous, avant que je perde mon CDI.

Notre dossier fut monter assez vite. Que ce soit à la banque, ou auprès du constructeur, tout est allé très vite.

Pour avoir travaillée dans l’immobilier, je connaissais certains rouages, certaines ruses des constructeurs. Du coup, je ne partais pas dans cette aventure novice.

Enfin, c’est ce que je croyais!

Afficher l'image d'origineLa maison est vite construite, nous sommes impatients d’y habiter. Nous voulions offrir à notre fille, SA maison, et non pas juste une vie de locataire.

Faut voir les choses en face, j’ai été locataire toute ma vie. On ne peut pas faire ce que l’on veut, ce n’est pas chez soi. On est donc encore obligés de subir, par faute de moyens. 

Finalement, quand on est deux, avec des salaires moyens, limite bas, on peut quand même s’en sortir et construire son propre chez-soi. Avec toutes les aides que l’on peut avoir, on peut le faire. Faut juste ne pas avoir peur de sauter le pas, et d’habiter aussi la bonne région pour profiter des prix bas. 

Entre-temps, le spécialiste m’oblige à m’arrêter encore… J’ai été arrêtée 1 an et demi au final…

Nous rentrons enfin dans notre maison. Quelle bonheur, quelle joie. Je n’avais pas encore connu ça. Enfin chez-moi ! 

L’erreur de parcours

Lors de la remise des clés, le conducteur de chantier nous a fait du chantage à la clé. Si nous mettons des réserves, pas de clés et pas d’emménagement ! Quoi, comment, c’est quoi ce bazar encore !!

« Mais ne vous inquiétez pas, ce sera fait très rapidement » ! C’tte blague, j’attends toujours ! Esprit vicieux et malhonnête, on aurait du se préparer avec un expert et un avocat…

Nos problèmes sont minimes par rapport à certains, mais tout de même ! On rebondit sur les marches de notre escalier. Sans rire, mes voisins ont testé également et l’ont constaté! Les portes pas droites, la porte d’entrée qui se ferme toute seule, des bruits bizarre sous les combles (et ce n’est pas une bébête), la plomberie qui ne fonctionne pas correctement, les joints du carrelage qui s’en vont, des fuites, et je vous en passe !!!

J’ai eu un super commercial durant toute la construction de la maison, qui a joué un rôle plus qu’exemplaire. Très consciencieux, très professionnel, dès que je l’appelais, les problèmes étaient vite résolus! Un mec en or!!!

Sauf qu’il a démissionné ! Finalement, dans leur agence, c’était surtout magouille et compagnie et aujourd’hui ça se voit !

Tous les petits problèmes qui se cumulent et qui ne sont pas réglés très vite peuvent devenir par la suite ingérables. Tout le monde le sait, personne n’agit.

Le conducteur de chantier est un homme très laxiste, une tête à claque ! Il ne veut rien savoir, s’il se bouge, c’est parce que j’aurai élevé la voix auprès de sa direction pour que quelqu’un se déplace, constate et répare. 

Cela fait donc 2 ans que nous avons aménagé ici, et pourtant encore beaucoup de problèmes persistent.  

Quand tout va mal

Et oui, n’allait pas croire qu’avec tout ça, les choses tournent bien ! Mon (ex) patron, qui m’avait déjà menacé de licenciement lors de mon retour de congé mat (parce que j’étais partie plus longtemps que prévu, pardon d’avoir failli crevée et de survivre malgré tout ça!), revient à la charge avec une nouvelle demande de rupture conventionnelle. Je le sentais depuis un bout de temps, ça me pendait au nez, et c’est arrivé ! 

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source image : coindusalarie.fr

Je me suis faite représenter par une personne d’un syndicat, très passionné par son métier. Il m’a très bien défendue. Mais sachez une chose, vous êtes en arrêt, pour plus ou moins longtemps, si votre maladie n’est pas professionnelle, votre employeur peut vous virer quand il le souhaite. Oui c’est dur de se dire que nous ne sommes à l’abri de rien. Mais si on regarde des deux cotés, l’employeur subit son salarié, mais le salarié subit à cause de sa santé. La faute à qui ?? Personne… DOUBLE EFFET KISS KOOL !

Finalement, je ne regrette absolument pas d’avoir accepté cette rupture. J’ai entendu des choses très désagréables, il remettait mon état de santé en cause malgré les comptes-rendus donnés, et prétendait pourtant que j’étais pour lui un très bon élément! 

Voilà, après 5 années passées sans problème, la 6ème fut plutôt chaotique! Mais aujourd’hui, je suis libre de ne plus entendre toutes ses conneries!

Ce n’est pas une fatalité, loin de là, ce temps m’aidera à retrouver mon chemin, tout en alliant mes priorités, parce qu’au final, grâce à lui, je sais ce que je veux, et ce que je ne veux plus.

Je suis libre !

Libre, mais au chômage! Parce qu’en plus, la sécu a arrêté mon dernier arrêt… La raison? y en a pas, je coûte trop cher à la sécu, donc je dois aller voir popole, malgré les avis des spécialistes, des comptes-rendus et tout le tralala !! 

C’est du grand n’importe quoi !!!

C’est du grand n’importe quoi, parce que quand vous prévoyez, vous gérez, vous planifiez, et qu’en fin de compte, tout ou une partie, finit de travers, c’est rageant, angoissant et frustrant!

C’est du grand n’importe quoi, quand je vois que je me fais licencier pour mes problèmes de santé, et que je m’aperçois que d’autres, font un travail de cochon, qu’ils ne sont pas du tout professionnels, et qu’ils gardent leur poste sans aucune gêne.

C’est du grand n’importe quoi, quand vous essayez de sortir la tête de l’eau, et que des personnes se permettent de vous la couler encore plus qu’il n’en faut.

C’est du grand n’importe quoi, quand vous croyez en ce que vous faites, et qu’au final, aux yeux des autres, c’est du grand n’importe quoi!

Il faut toujours se battre, pour soi, pour sa vie, pour ses croyances, pour ses envies. C’est épuisant à la longue.

Coup du gueule du jour envers tous ces laxistes qui ne connaissent pas leur chance!

 

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